Programme détaillé – Vendredi 16 septembre

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Hôtel Delta – Québec

7 h 30 à 8 h 30 : Inscription des participants – Foyer, 1er étage

8 h à 8 h 15 : Mot de bienvenue – Salle Lauzon-Jonquière-Duquesne, 1er étage

René Mongeau, agr., président, Ordre des agronomes du Québec

8 h 15 à 10 h 30 - Conférences plénières - WEBDIFFUSÉES

> Agriculture et climat, entre vulnérabilité et source de solutions contre le changement climatique 

Le secteur agricole est certes un secteur particulièrement vulnérable face au changement climatique (CC) mais il est également un secteur émetteur, avec 13 % des émissions anthropiques mondiales, présentant un fort potentiel d’atténuation. Un certain nombre d’initiatives se mettent en place à travers le monde pour accompagner ce secteur dans sa transition pour répondre aux enjeux du CC. Ces initiatives peuvent être à l’échelle de plusieurs pays, nationale ou régionale ; portées par des acteurs privés ou publics ; focalisées sur l’atténuation ou l’adaptation, ou alors couplant les deux voire même, être plus englobantes, associant des enjeux de sécurité alimentaire, de développement, de biodiversité, etc.  

Claudine Foucherot, ingénieure agronome, chef de Projet – Territoires et climat,
I4CE – Institute for Climate Economics, Paris, France

> Changements climatiques : risques et opportunités pour l’agriculture québécoise et comment y faire face 

Les CC sont déjà une réalité au Québec et leurs effets devraient s’accentuer dans le futur. Ils auront à la fois des effets positifs et négatifs sur la production agricole.

La capacité d’adaptation dont font preuve les producteurs agricoles québécois face à la variabilité du climat et à l’évolution de facteurs socioéconomiques – marché agricoles, technologies, réglementation – constitue un atout important pour faire face aux risques et saisir les opportunités liées à l’évolution du climat. Toutefois, le rythme et l’intensité des CC attendus présentent de nouveaux défis qui devront être relevés collectivement par de nombreux acteurs du secteur agricole, incluant les producteurs agricoles, les institutions, les organismes de recherche et le secteur privé.

Alain Bourque, directeur général, et Anne Blondlot, agr., coordinatrice, programme Agriculture, pêches et aquaculture commerciales, Ouranos – Consortium sur la climatologie régionale et l’adaptation aux changements climatiques

10 h 30 à 10 h 45 : Période de questions

10 h 45 à 11 h : Pause – Foyer des exposants, 1er étage

11 h à 12 h 30 - Trois blocs d’ateliers en simultané – un choix sur trois

Bloc A – Phytoprotection : insectes ravageurs et maladies – WEBDIFFUSÉ

Salle Lauzon-Jonquière, 1er étage

> La gestion des ennemis des cultures dans un contexte de changements climatiques

L’agriculture figure parmi les secteurs les plus touchés par les CC à l’échelle mondiale. L’impact sur les ennemis des cultures (insectes, agents pathogènes et mauvaises herbes) risquent d’affecter le rendement et la qualité des cultures. Parmi les impacts potentiels sur les insectes ravageurs ou les agents pathogènes, notons l’acroissement de l’aire de répartition, la hausse du nombre de générations par année et l’augmentation de la survie hivernale. Par ailleurs, l’efficacité et la pérennité des moyens de lutte contre les ennemis des cultures risquent fort d’êtres affectés. Néanmoins, plusieurs mesures d’adaptation, correspondant à la réalité agricole du Québec, peuvent être mises en œuvre afin de minimiser les impacts négatifs dus aux CC.

Annie-Ève Gagnon, Ph. D., entomologiste, chercheure, biosurveillance des cultures, CÉROM

Réduire notre dépendance envers les pesticides : rêve ou opportunité?

Les progrès en phytoprotection ont largement contribué à l’augmentation des rendements de nombreuses productions agricoles. Faciles d’accès et d’emploi, relativement peu coûteux, les pesticides de synthèse se sont révélés très efficaces et fiables. L’agriculture moderne est largement dépendante des pesticides. La diminution de l’usage des fongicides passe par une diversification des méthodes de lutte et la conception de systèmes de culture qui réduisent les risques de maladies. Ce niveau d’intervention nécessite un changement important dans les pratiques actuellement en usage.  Lors de cet exposé, différentes solutions possibles et stratégies de mise en œuvre seront discutées.

Odile Carisse, Ph.D., chercheuse scientifique, phytopathologie, Agriculture et Agroalimentaire Canada

Bloc B – Sols

Salle Duquesne, 1er étage

> La matière organique des sols : son rôle dans le fonctionnement et la résilience des agroécosystèmes

De par son effet sur les propriétés physiques, chimiques et biologiques des sols, la matière organique joue un rôle fondamental dans le fonctionnement des agroécosystèmes. La matière organique contribue à la productivité des cultures en stockant l’eau et en fournissant des éléments nutritifs, elle contrôle les flux d’eau et d’air en stabilisant la structure du sol et elle est la source d’énergie principale pour l’activité biologique du sol. À l’échelle globale, la matière organique du sol contient plus de carbone que la végétation et l’atmosphère, et joue donc un rôle fondamental dans la régulation du climat. Les pratiques favorisant le maintien ou l’amélioration de la matière organique des sols permettent donc de contribuer à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre et à l’adaptation aux CC.

Denis Angers, Ph. D., chercheur scientifique, gestion et conservation des sols, Agriculture et Agroalimentaire Canada

> Changements climatiques, engrais de synthèse et émission de N2O

Un réchauffement climatique pourrait modifier les quantités d’engrais de synthèses recommandées au Québec. Or, les émissions de N2O sont en général proportionnelles aux quantités d’azote apportées au sol. La présentation explorera les pratiques de fertilisation qui pourront permettre de réduire l’impact de l’application d’engrais azotés de synthèse sur les émissions de N2O. Nous analyserons non seulement l’impact du type de fertilisant et du mode de son application sur les quantités de N2O émises mais aussi celui du choix de la culture et des conditions pédo-climatiques.

Philippe Rochette, Ph. D., chercheur scientifique, interaction sol-plante-atmosphère, Agriculture et Agroalimentaire Canada

> Bénéfices des cultures de couverture dans les systèmes de production

La présentation traitera des cultures de couverture et de la dynamique de l’azote dans un contexte de réduction des gaz à effet de serre (GES) et d’adaptation aux CC, du contexte d’agrandissement des surfaces de cultures annuelles et des opportunités pour implanter des cultures de couverture. Les bénéfices potentiels des cultures de couverture seront présentés particulièrement en regard de la dynamique de l’azote dans les sols et de leurs effets sur les rendements des cultures. Quelques résultats issus d’une méta-analyse sur les cultures de couverture implantées sous un climat tempéré humide seront mis en évidence.

Anne Vanasse, agr., Ph. D., professeure titulaire, Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation, Université Laval

Bloc C – Économie du carbone

Salle Crémazie-Garneau, 1er étage

> Marché du carbone et agriculture : des opportunités concrètes pour le secteur

Avec l’entrée en vigueur du Système de plafonnement et d’échange de droits d’émissions de gaz à effet de serre du Québec (SPEDE), les entreprises agricoles québécoises doivent maintenant composer avec le coût carbone intégré au prix des énergies fossiles. Par ailleurs, le SPEDE permet d’attribuer des crédits compensatoires pour certaines réductions d’émissions, qui peuvent ensuite être vendues sur le marché. Dans ce contexte, quelles options se présentent au secteur agricole pour, d’une part, composer avec le coût carbone et, d’autre part, tirer profit du système de crédits compensatoires? Après avoir présenté le marché du carbone, la présentation portera sur Agro Carbone, une initiative visant à identifier et lever les barrières à la mise en œuvre de projets de réduction d’émissions en agroalimentaire.

Renaud Sanscartier, expert agroalimentaire, ÉcoRessources et Mathieu Dumas, conseiller stratégique, La Coop Carbone

> Normes et initiatives : projets de réduction de GES et empreinte carbone des produits

La quantification et la vérification de projets de réduction de gaz à effet de serre (GES) sont encadrées par des référentiels internationaux, fournissant aux promoteurs de projets ainsi qu’aux vérificateurs certaines règles et façons de faire. Le BNQ étant un vérificateur accrédité, ces règles internationales ont été mises en application pour divers projets, dont certains en agriculture. En ce qui concerne la détermination de l’empreinte carbone des produits, les processus de quantification et de vérification diffèrent. L’encadrement prend forme de plus en plus et facilite l’évaluation des émissions de GES tout au long du cycle de vie des produits. Quelques initiatives le démontrent.

Isabelle Landry, M. Sc., directrice, Bureau de normalisation du Québec

12 h 30 à 13 h 45 : Lunch – Salle Lauzon-Jonquière-Duquesne, 1er étage

13 h 45 à 15 h 15 - Trois blocs d’ateliers en simultané – un choix sur trois

Bloc D – Production animale

Salle Duquesne, 1er étage

> Effluents d’élevage : potentiel d’atténuation de l’empreinte carbone par un meilleur contrôle de l’azote

Les effluents d’élevages posent un perpétuel défi tant sur le plan agronomique (prédiction de valeur fertilisante) qu’environnemental (minimiser les pertes). Face aux exigences agroenvironnementales strictes que les exploitations agricoles doivent respecter et aux attentes élevées du public en général, le défi est de taille et généralement exacerbé par un manque de connaissance et la grande incertitude concernant les quantités d’azote perdues sur une base annuelle, incluant durant la période hivernale. Les pertes d’azote par lessivage ou les émissions gazeuses ont un impact sur l’empreinte carbone de l’entreprise mais peuvent être contrôlées jusqu’à un certain point. Les CC pourraient toutefois changer la donne et nécessiter de revoir, encore, nos pratiques d’épandage.

Martin Chantigny, Ph. D., chercheur scientifique, biochimie du sol et éléments nutritifs, Agriculture et Agroalimentaire Canada

> Les changements climatiques en productions animales : vaut mieux prévenir que subir

Différents aspects des fermes en production animale seront affectés par les CC. La principale répercussion directe sur les animaux sera l’augmentation des risques de stress thermiques. Ces derniers entraînent une augmentation des problèmes de performance, de reproductions et même, dans certains cas extrêmes, de mortalité. Des solutions existent toutefois pour les atténuer. Les CC n’amèneront pas que des inconvénients. Certains producteurs pourraient en tirer des avantages lorsque la ferme est considérée dans sa globalité. Il est donc essentiel de mieux comprendre les enjeux associés à cette problématique et d’explorer les différentes avenues qui existent pour mieux s’y préparer.

Édith Charbonneau, agr., Ph. D, professeure agrégée, chercheuse en production laitière, Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation, Université Laval

Bloc E – Phytoprotection : mauvaises herbes et pollinisateurs – WEBDIFFUSÉ

Salle Lauzon-Jonquière, 1er étage

> Lutte aux mauvaises herbes: effet des changements climatiques

Les CC peuvent avoir une influence directe sur les mauvaises herbes ou un effet indirect en raison des modifications des pratiques culturales. Parmi les effets directs, on peut entrevoir des changements chez les espèces déjà présentes : altération de la date d’émergence ou augmentation de la compétitivité ou de la productivité. Il est aussi fort possible que l’aire de distribution de certaines espèces soit modifiée faisant en sorte que les producteurs devront faire face à de nouveaux défis. Finalement, les CC pourraient aussi modifier la façon dont les adventices réagissent aux méthodes de lutte.

François Tardif, malherbologiste, Ph. D., professeur, Université de Guelph

> Solutions préventives pour le maintien futur des pollinisateurs agricoles

Les CC risquent d’affecter l’écologie des pollinisateurs, modifiant leurs relations locales et régionales avec les plantes. Différents groupes de pollinisateurs pourraient réagir différemment à un changement de température et d’humidité, influençant leur diversité et leur abondance et entrainant des pénuries pour la pollinisation des plantes sauvages et agricoles. Ceci pourrait découler, entre autres, de modifications dans le développement phénologique des plantes et de leur sécrétion de nectar. Basé sur l’examen du développement phénologique et du synchronisme entre l’insecte et ses plantes hôtes, des solutions préventives sont proposées, basées sur la création et l’enrichissement d’habitats pouvant assurer le maintien des populations de pollinisateurs essentiels à l’agriculture.

Madeleine Chagnon, biologiste, Ph. D., chargée de cours, professeure associée, Département des sciences biologiques, Université du Québec à Montréal

Bloc F – Gestion des risques hydro-climatiques

Salle Crémazie-Garneau, 1er étage

> Les enjeux de la gestion de l’eau en climat futur

L’égouttement hâtif des terres au printemps, un stress hydrique accru malgré des précipitations plus intenses à l’été et à l’automne, de même que l’occurrence accrue des redoux hivernaux appellent à des mesures d’adaptation des systèmes de productions agricoles en climat futur. Les pratiques de culture sur résidus et de couverture verront leur faisabilité accrue. Les modalités de la fertilisation devront s’adapter au risque accru de lixiviation des intrants. La conception des aménagements des terres et des cours d’eau devra composer avec une hydraulicité hivernale plus élevée, alors que le contrôle du drainage et de l’irrigation de précision seront appelés à contrebalancer l’augmentation du stress hydrique et la sévérité des étiages estivaux et automnaux.

Aubert Michaud, Ph. D., chercheur, Physique et conservation des sols et de l’eau, Institut de recherche et de développement en agroenvironnement

> Principaux risques climatiques pour les cultures maraîchères et besoins d’adaptation

Microrafales, pluies abondantes, périodes de sécheresse, sont quelques épisodes climatiques qui ont marqué le secteur maraîcher québécois au cours des dernières années. Quels sont les principaux risques climatiques actuels pour la production maraîchère et comment vont-ils évoluer ? Les principaux risques climatiques pour les cultures maraîchères concernent l’excès de pluie et de chaleur, les stress hydriques, ou encore les épisodes de gels, de grêle et de vent violent. La plupart de ces risques demeureront préoccupants au cours des prochaines décennies. Pour s’adapter, il existe des technologies de protection des cultures, mais surtout de meilleures pratiques agronomiques relatives aux ressources sol et eau.

Jean-François Forest, agr., M. Sc., économiste-conseil, cofondateur et associé, Forest Lavoie Conseil inc.

15 h 15 à 15 h 30 : Pause – Salon des exposants – 1er étage

15 h 30 à 16 h 30 - Table ronde – Salle Lauzon-Jonquière-Duquesne – 1er étage - WEBDIFFUSÉE

> Allier agriculture concurrentielle, réduire les gaz à effet de serre et s’adapter aux changements climatiques : trois secteurs clés nous disent comment y arriver ?

 

La table ronde permettra d’exposer et d’approfondir les points de vue du milieu de la recherche, de la pratique agronomique, de la production agricole et de la transformation et distribution agroalimentaire. Les échanges donneront l’occasion d’en savoir davantage sur les défis respectifs de chaque secteur, leurs attentes, l’un vis-à-vis l’autre, ainsi que leurs stratégies et actions pour réduire les GES et s’adapter aux effets des CC.

Maryse Lassonde, O.C., C.Q., Ph.D., m.s.r.c., directrice scientifique, Fonds de recherche Nature et Technologies
Marcel Groleau, président, Union des producteurs agricoles
Robert Deschamps, agr., directeur agricole, Bonduelle Canada inc., représentant du Conseil de la transformation alimentaire du Québec
René Mongeau, agr., président, Ordre des agronomes du Québec

Nicolas Mesly, reporter-photographe-agronome (animation)

16 h 30 à 17 h 15 - Conférence de clôture du Congrès 2016 - WEBDIFFUSÉE

> Agriculture et changements climatiques : la faim du monde?

L’agriculture représente une des plus importantes sources de GES identifiées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Dans un monde en voie de réchauffement climatique et d’expansion démographique, l’agriculture se heurte à un dilemme : comment satisfaire les besoins croissants d’une population toujours plus exigeante sur le plan trophique et modifier ses pratiques pour contribuer à l’atténuation de ses sources d’émissions ou même à des stratégies à émissions négatives qui seront nécessaires pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris ? Des pistes de solutions existent afin de stimuler l’imagination. Elles méritent d’être explorées, maintenant, pour éviter des problèmes trop prévisibles aux conséquences désastreuses.

Claude Villeneuve, biologiste, Ph. D., professeur titulaire, directeur de programmes et directeur de la Chaire de recherche en éco-conseil, Université du Québec à Chicoutimi

17 h 15 à 17 h 30 : Mot de clôture du Congrès 2016 – WEBDIFFUSÉ
                                René Mongeau, agr. 

17 h 30 à 18 h 30 : Remise des prix d’excellence – WEBDIFFUSÉE

18 h 30 : Cocktail des congressistes – Foyer, 1er étage

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